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Le Malade imaginaire

4 février Toute la journée

Le Malade imaginaire

DE MOLIERE

« Mille fois joué, mille fois étudié par des générations de collégiens, Le Malade imaginaire de Molière semble n’être plus, pour beaucoup, qu’un passage obligé de toute scolarité. (…) L’étonnant directeur du Théâtre de l’Usine, metteur en scène, acteur, marionnettiste créant lui-même ses marionnettes, nous propose là une de ses plus belles réalisations. D’où vient que l’on soit à ce point émerveillé par cette troupe de petits personnages au visage d’entonnoir, sans yeux ni bouche, costumés façon XVIIe, et que l’on ait autant le sentiment que Toinette, Argan, Angélique, Thomas Diafoirus et les autres nous sont révélés dans toute leur pureté ? Comme si le détour par la marionnette de mousse et de tissu était l’accès le plus sûr au génie de Molière ! »

Magazine LIRE, février 2007, Jérôme Serri

Informations pratiques

Au Théâtre de l’Usine

Les vendredis 4, 11 et 18 février à 21h

Les samedis 5, 12 et 19 février à 21h

Les dimanches 6, 13 et 20 février à 16h

A partir de 10 ans

Tarif A – Tarif plein 18€, tarifs réduits de 5€ à 15€

Durée 1h25

Mise en scène, scènographie et création des marionnettes Hubert Jappelle

Musique de Marc-Antoine Charpentier, adaptation Raymond Alessandrini

Equipe Adrien Alessandrini, Adrien Bernard-Brunel, Bérengère Gilberton, Marie-Laure Gilberton, Alain Gueneau, Olivier Hueber, Nicolas Jappelle et Pierre-Emile Soulié

Théâtre de l’usine

33 chemin d'Andrésy
Eragny-Sur-Oise, 95610 France
+ Google Map
01 30 37 01 11

Théâtre et Démocratie

L’être humain est un être essentiellement social et non un être solitaire comme le défendait Jean-Jacques Rousseau. L’individu a besoin des autres pour survivre.
La démocratie cherche une règle commune permettant de vivre ensemble, de s’accorder, de corriger les injustices et d’éviter les massacres. De fait, elle cherche à résoudre une contradiction qui naît des deux principes sur lesquels elle se fonde :
1) égalité des conditions d’accès pour tous au savoir, aux droits, etc…
2) indépendance, autonomie de chaque individu. C’est dire avec Jacques Rancière, que “la crise est consubstantielle à la démocratie”.
Aujourd’hui, si l’on écoute Alexis de Tocqueville, ce serait l’individualisme qui menacerait notre démocratie : la conception que nous avons de la liberté moderne se fondrait sur le seul progrès de notre confort personnel… Le théâtre peut, modestement certes, s’opposer à cette dérive dangereuse en réveillant le sentiment du collectif. Oui, “le théâtre est bien un lieu de parole qui rassemble un groupe humain, mettant en présence réelle spectateurs et acteurs. Il contribue à maintenir l’usage d’une parole (sonore et signifiante) et reste de ce fait un lieu fondamental de la réorganisation sociale, où se maintient et se développe une culture commune (...). La notion de ce théâtre démocratique ne s’appuie pas sur le postulat totalitaire inepte que nous aurions tous à devoir être égaux et tous ensemble à fusionner dans une même émotion mais elle se fonde sur le fait que nous sommes tous semblables en tant que membres appartenant à la même espèce. Semblables et différents.

Théâtre et démocratie, conférence tenue par Hubert Jappelle le 26 mai 2005 à l’Université de Cergy-Pontoise.